Frises niçoises, plafond peint, cages d'escaliers

Les frises niçoises représentent une tradition que l’on trouve sur le bâti typique et populaire de notre contrée. Pour notre patrimoine, les frises sont des ornementations goûteuses aussi importantes que le pan bagnat ou les raviolis ou la bagna cauda. D’ailleurs dans le jargon professionnel, nous parlons souvent des ornements florissant sur façade comme étant des « salades » ; les frises sont à l’origine réalisées avec la technique de la fresque sur mortier de chaux. Cette technique consiste à appliquer des couleurs diluées à l’eau sur un mortier de chaux encore frais. Une fois le processus de sèche opéré, le pigment se trouve emprisonné dans la structure même de l’enduit.

Une autre technique est aussi très utilisée sur les immeubles niçois, c’est le sgraffito. Cette technique s’apparente plus à l’activité du stucateur, car elle consiste à aposer deux mortiers successifs de deux couleurs différentes et d’opérer une véritable gravure en griffant et grattant le support jusqu’à faire apparaître la couleur sous-jacente. Sgraffito en italien signifie griffer.

Les frises niçoises peuvent être florales (acanthe, liseron, marguerite, iris, jonquille…), de frises d’ornementation architecturale (rocaille, entrelacs, acanthe tournoyante), mais aussi des frises pouvant représenter des bas relief au thème mythologique (les quatres saisons, déesses, etc.). Elles peuvent être libres, c’est à dire pendantes depuis l’avant toi et non délimitées, encadrant  les fenêtres et parcourant le haut de la façade, de façon symétrique. Elles peuvent être encadrées, c’est à dire précisément délimitées par une moulure offrant ainsi un cartouche précis à la frise.